Il faut se rendre à l’évidence… dans la jungle des applications de messagerie, on a parfois tendance à oublier les pionniers, ceux qui ont pavé la route. Viber est de ceux-là. Lancée en 2010 – ça commence à dater, non ? – cette plateforme a su évoluer bien au-delà de la simple application d’appel VoIP pour devenir un écosystème complet. Un tournant décisif a d’ailleurs eu lieu en 2014, lorsque l’application est passée sous la houlette du géant japonais Rakuten pour la somme colossale de 900 millions de dollars. Ce n’est pas anodin, car cette filiation apporte une robustesse technique et une pérennité que beaucoup de concurrents éphémères pourraient lui envier.

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Concrètement, l’expérience utilisateur va bien plus loin que le simple échange de textos. Bien sûr, vous pouvez envoyer des messages, des photos, ou ces autocollants parfois un peu kitsch qu’on adore détester, mais la véritable force de Viber réside ailleurs. Elle réside dans cette capacité à gérer des appels audio et vidéo en haute définition sans transformer votre conversation en une bouillie de pixels, même si tout dépendra toujours un peu de votre connexion 4G. Et pour ceux qui voient les choses en grand, les discussions de groupe ne sont pas en reste : vous pouvez accueillir une petite armée de participants, jusqu’à 250 personnes précisément. Si cela ne vous suffit pas, sachez que les “Communautés” Viber, elles, brisent carrément ce plafond pour accepter un nombre illimité de membres.

Mais parlons de ce qui fâche souvent : la sécurité. À une époque où nos données personnelles semblent s’évaporer dans la nature, Viber a pris le parti de verrouiller les choses à double tour. Le chiffrement de bout en bout (E2EE) n’est pas une option cachée au fond d’un menu obscur, c’est la norme, activée par défaut pour tous les échanges privés et les groupes. En gros, cela signifie que personne, pas même Rakuten Viber, ne possède la clé pour déchiffrer vos messages. C’est plutôt rassurant, vous ne trouvez pas ? De plus, les serveurs ne conservent pas vos messages une fois qu’ils sont arrivés à bon port, une hygiène numérique que l’on aimerait voir plus souvent.

L’un des aspects les plus séduisants reste sans doute sa fluidité entre les appareils. Vous commencez une conversation sur votre smartphone dans le métro, et vous la terminez sur votre ordinateur Windows ou Mac une fois arrivé au bureau, sans la moindre friction. C’est ce genre de continuité qui rend l’outil indispensable au quotidien. Certes, tout n’est pas parfait – l’application peut se montrer un peu gourmande en mémoire sur des téléphones qui commencent à accuser leur âge, c’est un fait. Mais c’est peut-être le prix à payer pour une polyvalence qui inclut même, via Viber Out, la possibilité d’appeler des numéros fixes à l’autre bout du monde. Bref, une solution complète qui mérite amplement qu’on s’y attarde.