On a tous un peu sourcillé quand Sendinblue est devenu Brevo. C’est toujours un pari risqué de changer un nom qui fonctionne, non ? Mais honnêtement, une fois passée la petite confusion initiale, on comprend vite que la logique derrière ce changement est solide. Pour un entrepreneur qui se lance, la promesse est séduisante : simplifier le marketing digital sans avoir besoin d’une armée de développeurs. Brevo s’est positionné là, pile entre l’outil basique un peu limité et les usines à gaz inabordables.
Ce qui rassure d’emblée, c’est l’interface. Quand on débute, on n’a pas envie de passer trois heures à chercher le bouton “envoyer”. Ici, l’ergonomie a été pensée pour que la prise en main soit fluide, presque instinctive. Et c’est tant mieux, car l’outil a bien grandi. Il ne s’agit plus juste d’envoyer des newsletters — même si, soyons clairs, il le fait très bien — mais de bâtir une vraie relation avec vos premiers clients.
Le vrai tour de force de Brevo, c’est de rendre accessible ce qu’on appelle le “Marketing Automation”. Dit comme ça, ça fait un peu jargon technique, je vous l’accorde. Mais concrètement ? C’est la possibilité de créer des scénarios qui travaillent pour vous pendant que vous faites autre chose. Imaginez : un nouveau prospect s’inscrit sur votre site, il reçoit automatiquement un message de bienvenue chaleureux, puis, quelques jours plus tard, une petite relance ciblée s’il n’a rien acheté.
C’est là que la plateforme devient intéressante pour un débutant. Vous pouvez configurer ces séquences une bonne fois pour toutes et laisser la machine tourner. Et si vous hésitez entre deux accroches pour vos mails, l’option de test A/B est là pour trancher. Plus besoin de deviner ce qui plaît à votre audience, les chiffres vous le disent. C’est assez reposant, finalement, de se baser sur du concret plutôt que sur de l’intuition pure.

D’ailleurs, parlons des chiffres. Souvent, les tableaux de bord marketing ressemblent à des cockpits d’avion. Sur Brevo, ils ont réussi à garder l’essentiel visible. Taux d’ouverture, clics, conversions… tout est là pour savoir si votre stratégie tient la route ou si vous parlez dans le vide. C’est crucial quand on démarre et qu’on a besoin de valider son marché rapidement.
L’outil pousse aussi pas mal à la personnalisation. On oublie l’envoi de masse un peu “bourrin” pour aller vers quelque chose de plus fin. Segmenter sa base de contacts — par exemple, séparer les clients fidèles des simples curieux — permet d’envoyer le bon message à la bonne personne. C’est peut-être un détail pour certains, mais c’est souvent ce qui fait la différence entre un mail lu et un mail qui finit à la corbeille.
Au final, Brevo a réussi sa mue. En intégrant aussi les SMS ou la gestion des publicités Facebook, il centralise pas mal de choses. Cela dit, il faut être réaliste : tout n’est pas parfait. Si vous restez sur la version gratuite — qui est très généreuse, il faut le reconnaître —, ne vous attendez pas à des miracles du côté du support client. Les délais de réponse peuvent parfois être un peu longs, ce qui est assez frustrant quand on est bloqué sur un paramétrage technique un samedi matin.
Malgré ce petit bémol, pour un entrepreneur qui veut structurer son activité sans se noyer sous la technique, c’est une option solide qui a le mérite de pouvoir évoluer en même temps que votre business. Si vous hésitez encore sur le budget à y consacrer, je vous conseille de jeter un œil à notre comparatif détaillé des tarifs, ça vous évitera les mauvaises surprises au moment de passer à la caisse.