Le vishing est une arnaque téléphonique (hameçonnage vocal) où un fraudeur se fait passer pour un interlocuteur de confiance afin de vous soutirer des informations ou de l’argent. Cette forme d’escroquerie par téléphone est en forte hausse et vise autant les particuliers que les professionnels.
Le vishing (contraction de « voice » et « phishing ») est un hameçonnage par téléphone qui repose sur des appels vocaux, parfois automatisés, pour se faire passer pour une entité de confiance (banque, administration, opérateur, support technique, assurance, etc.).
L’objectif est d’obtenir des informations sensibles (coordonnées bancaires, codes de validation, mots de passe) ou de vous pousser à effectuer des actions qui permettront ensuite de détourner de l’argent ou de pirater vos comptes.
Contrairement au phishing « classique », qui passe surtout par l’e‑mail ou les SMS, le vishing exploite la voix et la relation directe au téléphone pour installer confiance, urgence et pression psychologique. Le fraudeur peut, en plus, usurper le numéro d’appel affiché pour imiter celui d’une banque ou d’une administration et rendre l’arnaque plus crédible.

Une arnaque de vishing commence généralement par un appel inattendu prétendument « important » pour votre sécurité, vos finances ou vos démarches administratives.
L’interlocuteur suit un script bien rodé : il se présente, donne parfois des informations basiques sur vous, évoque un problème urgent (fraude, impayé, blocage) puis propose de le résoudre immédiatement… à condition que vous collaboriez.
Il peut notamment vous demander : de confirmer des opérations bancaires, de lire des codes reçus par SMS, de communiquer votre numéro de carte bancaire, ou de vous connecter à un faux site « sécurisé » communiqué par téléphone. Une fois ces informations obtenues, l’escroc peut valider des paiements, usurper votre identité ou prendre la main sur vos comptes.
Un interlocuteur se présente comme conseiller de votre banque et prétend avoir détecté des opérations suspectes ou une tentative de fraude sur votre compte.
Il vous demande alors de « sécuriser » la situation en validant des opérations, en lui dictant des codes de confirmation ou en lui fournissant les informations de votre carte bancaire, ce qui lui permet en réalité de finaliser les opérations frauduleuses.
Un soi‑disant support Microsoft, Apple, votre fournisseur d’accès Internet ou votre opérateur mobile vous contacte pour un « virus », un piratage ou un problème de connexion.
Il vous incite à installer un logiciel de prise en main à distance, à cliquer sur un lien ou à payer une intervention urgente, ce qui lui donne accès à vos appareils et à vos données ou lui permet d’encaisser des paiements indus.
Un escroc se fait passer pour les impôts, la CAF, l’Assurance maladie ou une autre administration pour annoncer un remboursement, un trop‑perçu, une amende ou une dette à régler.
Il réclame ensuite vos coordonnées bancaires, vos identifiants de compte en ligne ou un paiement immédiat, alors qu’aucune institution sérieuse ne vous demandera ce type d’informations par simple appel non sollicité.
Un appel de vishing imite un appel légitime, mais plusieurs signaux doivent vous alerter, notamment quand la conversation tourne très vite autour de l’argent ou des codes de sécurité.
L’objectif est de réduire votre exposition et d’adopter des réflexes simples pour ne jamais laisser un appel téléphonique dicter vos décisions.
Si vous avez communiqué des informations sensibles ou validé des opérations au téléphone, il est essentiel d’agir au plus vite pour limiter les conséquences.
Les entreprises sont particulièrement visées par le vishing, notamment via les faux supports techniques, les faux prestataires ou les faux clients.
Une seule personne du service comptable, commercial ou informatique qui se laisse piéger peut ouvrir la porte à une fraude importante ou à une compromission de systèmes internes.
Mettre en place des procédures claires (ne jamais communiquer de codes par téléphone, vérifier systématiquement l’identité d’un interlocuteur, rappeler via les numéros officiels) et organiser des sessions régulières de sensibilisation réduit fortement le risque. Des simulations d’appels frauduleux ou des supports pédagogiques internes peuvent ancrer ces réflexes dans la durée.
Un appel non sollicité qui vous met sous pression et vous demande des informations sensibles ou des actions inhabituelles (codes, paiements, installation de logiciel) doit être considéré comme suspect. Raccrochez et rappelez uniquement via les coordonnées officielles de l’organisme concerné.
Non. Les banques rappellent qu’elles ne demandent jamais de codes de validation, de mots de passe ni de cryptogrammes par téléphone. En cas de demande de ce type, raccrochez immédiatement et contactez votre agence via ses coordonnées officielles.
Appelez sans attendre votre banque pour faire opposition, surveiller vos opérations et, si nécessaire, renouveler votre carte. Pensez aussi à conserver les éléments de l’arnaque pour un éventuel dépôt de plainte.
Oui, certains fraudeurs utilisent des appels via WhatsApp, Messenger, Telegram ou d’autres services de messagerie. Les mêmes règles s’appliquent : ne partagez jamais d’informations sensibles et, en cas de doute, coupez la communication et vérifiez via un canal officiel.