Est-il possible de migrer depuis un autre service de messagerie ?
Voici une version réécrite avec un ton plus naturel et humain, intégrant toutes les infos qu’on a couvertes.
Infomaniak Mail : L’alternative suisse à Gmail que vous attendiez (et comment basculer sans vous arracher les cheveux)
Soyons honnêtes deux secondes. Rester chez Gmail en 2026, c’est un peu comme continuer à regarder la télé sans télécommande. Techniquement ça marche, mais… pourquoi ? Google lit vos mails pour vous vendre des pubs ciblées, vos données traînent un peu partout, et bref, c’est pas idéal si vous aimez garder votre jardin secret.
C’est là que débarque Infomaniak. Un service mail suisse, indépendant, qui existe depuis plus de 30 ans et qui a décidé de faire les choses différemment. Pas de tracking, pas de pub, pas de revente de données. Juste votre mail, en sécurité, hébergé en Suisse.
D’accord, mais concrètement, c’est quoi Infomaniak Mail ?
C’est une messagerie complète – e-mails, contacts, calendrier – accessible sur votre navigateur ou via une appli mobile. Rien de révolutionnaire techniquement, mais c’est la philosophie derrière qui change tout. Au lieu de financer le service par la pub (comme Google), Infomaniak vend des offres payantes premium et reste propriétaire de ses employés et fondateurs. Pas de fonds de capital-risque qui demandent à monétiser vos données. C’est plus tranquille comme ça.
Et puis, le service s’inscrit dans un écosystème – ils l’appellent kSuite. Ça signifie que votre mail n’est pas isolé. Il vient avec du stockage cloud (kDrive), une visioconférence sécurisée (kMeet), une suite bureautique… tout ce que vous avez chez les géants, mais construit pour la confidentialité.
Les vraies raisons de sauter le pas
D’abord, parlons sécurité parce que c’est l’argument béton. Vos données sont stockées en Suisse, protégées par la LPD, l’une des lois sur la protection des données les plus strictes au monde. Pas de gouvernement américain qui va venir fouiner via le Cloud Act. Vos mails sont sauvegardés dans deux datacenters différents, et si vous en effacez un par accident, ils le gardent en backup pendant 30 jours. C’est solide.
Côté filtrage du spam et des virus, c’est actif. Les protocoles SPF, DKIM et DMARC tournent en permanent pour bloquer les arnaques et les usurpations d’identité. Vous avez aussi une IA souveraine (hébergée en Suisse aussi) qui peut vous aider à rédiger, corriger ou traduire vos mails sans garder une copie de ce que vous faites. C’est un détail, mais ça change pas mal de choses comparé à ChatGPT ou Claude qui apprennent de votre contenu.
Concernant le stockage, c’est généreux. Si vous êtes gratuit (@ik.me), vous avez 20 Go pour les mails et 15 Go de cloud inclus. Si vous passez payant (ce qui coûte entre 2 et 7 euros par mois selon l’offre), le stockage mail devient illimité. Vous pouvez balancer des pièces jointes de 3 Go d’un coup, sans traîner sur WeTransfer.
Oh, et puis un truc important : vous pouvez utiliser votre propre nom de domaine. Pas de @ik.me si vous n’en voulez pas. Si vous bossez, vous pouvez vous créer contact@mon-entreprise.com dès l’offre de base.
Parlons tarifs (c’est pas si cher qu’on croit)
Si vous voulez juste une adresse perso, c’est gratuit à vie. Vous avez @ik.me, 20 Go de mail, 15 Go de cloud. Zéro frais cachés.
Si vous avez un nom de domaine à vous ou si vous bossez en indépendant, les offres payantes deviennent intéressantes. Le Service Mail tout seul (mail + votre domaine) c’est environ 2,30 euros par mois en francs suisses – donc un peu moins en euros. Les suites complètes (kSuite Standard, Business, Enterprise) commencent à 1,76 euros par mois/utilisateur pour la plus simple.
Bon, on y va ? Voici comment faire la transition sans panique
Étape 1 : D’abord, créez votre compte Infomaniak. Si c’est gratuit, ça prend deux minutes. Si vous avez un domaine, vérifiez qu’il est dispo. C’est facile, vous allez sur leur site, vous testez, et voilà.
Étape 2 : Maintenant, la migration. C’est là que ça aurait pu être compliqué, mais Infomaniak a un outil dédié pour ça. Vous lui donnez vos identifiants Gmail/Outlook/Yahoo (temporairement), et le système “aspire” tout – vos anciens mails, vos contacts, vos dossiers, le tout. Vous lancez ça et vous pouvez aller faire autre chose. Ça tourne en arrière-plan.
Pendant ce temps, si vous êtes impatient, vous pouvez configurer une redirection sur votre ancienne boîte pour que tous les nouveaux mails vous arrivent automatiquement chez Infomaniak. Comme ça, vous ne perdez rien.
Étape 3 : Une fois que c’est migré, synchronisez vos appareils. Téléchargez l’appli Infomaniak sur votre téléphone, configurez-la avec votre nouveau compte. C’est rapide, et leur appli est plutôt bien conçue – pas un truc dégueulasse.
Étape 4 : Et là, c’est important – activez la double authentification. Vous êtes en train de sécuriser votre vie, autant ne pas laisser la porte ouverte. Deux clics dans les paramètres.
Les petites limites à connaître
Il y a quelques trucs à garder en tête, histoire de pas être surpris. Si vous avez l’offre gratuite, vous pouvez envoyer 500 mails par jour maximum. Pas de problème pour du courrier normal, mais si vous faites de l’emailing en masse, ça passe vite. Les offres payantes montent à 1 440 mails par jour, ce qui est plus confortable.
Quant aux alias et redirections, la gratuit est limitée à 1 alias classique (mais l’astuce du + fonctionne, ex: jean+newsletter@ik.me). Si vous avez besoin de plein d’adresses pro différentes (Support, Vente, Info) qui arrivent chez la même personne, faut passer payant.
Et puis, une petite distinction technique : contrairement à Proton Mail, Infomaniak ne chiffre pas vos mails par défaut une fois sur le serveur. Pourquoi ? Parce que sinon, le serveur ne pourrait pas les indexer pour vous les retrouver rapidement. C’est un compromis entre sécurité et confort d’usage. Si vous avez des échanges vraiment sensibles, vous pouvez activer OpenPGP pour les chiffrer vous-même.
Pourquoi ça vaut le coup
Au final, c’est pas une révolution technologique. Mais c’est une révolution philosophique. Vous gardez le confort (mail, cloud, visio, suite office) sans les compromis sur la vie privée. Votre données ne sont pas une marchandise. Et puis, honnêtement, quand on sait que tout est hébergé chez eux en Suisse et qu’on peut pas vraiment les forcer à revendre vos infos, il y a quelque chose de rassurant là-dedans.
La migration est gratuite, l’accompagnement existe (support 7j/7, même le week-end), et si vous avez des doutes après, vous pouvez toujours revenir en arrière.

