Mattermost : créer son compte, se connecter et installer les applications
Mattermost ne fonctionne pas comme Slack ou WhatsApp. Il n’existe pas « un » Mattermost auquel tout le monde s’inscrit. Chaque organisation, qu’il s’agisse d’une entreprise, d’une université ou d’une administration, installe ou loue sa propre instance, avec sa propre adresse. Tout le reste en découle, et c’est la première chose à comprendre avant de chercher un bouton « S’inscrire » qui n’existe pas.
D’abord, trouver l’adresse de votre serveur
Votre instance Mattermost a une URL, du type https://chat.mon-organisation.fr. C’est elle qui vous sera demandée partout : dans le navigateur, dans l’application de bureau et sur mobile. Elle figure en général dans l’e-mail d’invitation, sur l’intranet ou dans le guide d’accueil de votre service informatique. Si vous ne l’avez pas, inutile de chercher sur le site de Mattermost : demandez-la à l’administrateur.
Cette organisation décentralisée surprend, mais elle a une raison d’être. Les données restent sur l’infrastructure choisie par l’organisation, et c’est justement pour cela que tant d’établissements publics et d’entreprises sensibles l’ont adopté.
Créer son compte : trois scénarios
L’invitation par e-mail. C’est le cas le plus courant. Vous recevez un lien, vous cliquez, et Mattermost vous demande une adresse e-mail, un nom d’utilisateur et un mot de passe. L’adresse servira à la connexion, aux notifications et à la réinitialisation du mot de passe.
La connexion par l’annuaire de l’organisation. Beaucoup d’instances sont reliées à un système d’authentification existant : compte de l’université, annuaire de l’entreprise, connexion unique. Vous ne créez alors aucun mot de passe propre à Mattermost : vous utilisez vos identifiants habituels, et le compte se crée à la première connexion. Certains établissements passent par un portail dédié où l’on indique son établissement de rattachement et les équipes à rejoindre.
L’inscription ouverte. Plus rare, elle n’existe que si l’administrateur l’a activée, souvent limitée aux adresses d’un domaine précis.
Le nom d’utilisateur mérite trente secondes de réflexion. D’après la documentation Mattermost, il doit commencer par une lettre et compter de 3 à 22 caractères en minuscules : lettres, chiffres, point, tiret et tiret bas. C’est lui qui déclenche vos notifications quand quelqu’un vous mentionne. Choisissez-le reconnaissable : prenom.nom vaut mieux qu’un pseudonyme énigmatique.
Se connecter depuis le navigateur
Le plus simple : saisissez l’URL de votre serveur dans Chrome, Firefox, Edge ou Safari, puis identifiez-vous. Ajoutez la page à vos favoris ou épinglez l’onglet, et l’accès devient immédiat. C’est la méthode idéale sur un poste partagé, puisqu’il n’y a rien à installer ni rien à laisser derrière soi. Pensez simplement à vous déconnecter en partant.
L’application de bureau, pour ne plus rater de message
Mattermost publie une application pour Windows, macOS et Linux, à télécharger sur la page officielle. La page indique la prise en charge de Windows 11 et plus, de macOS 14 et plus et d’Ubuntu 22.04 et plus. Au premier lancement, l’application demande l’URL du serveur et un nom d’affichage, puis vos identifiants.
Pourquoi l’installer alors que le navigateur suffit ? Pour les notifications, qui restent actives même quand le navigateur est fermé, et pour le statut. La documentation précise que, dans l’application de bureau, toute activité de la souris ou du clavier vous maintient « En ligne ». Vos collègues savent ainsi que vous êtes là.
L’application gère aussi plusieurs serveurs. Si vous travaillez pour deux organisations qui utilisent chacune Mattermost, vous les ajoutez côte à côte et passez de l’une à l’autre sans vous reconnecter.
Sur smartphone : l’URL, encore elle
Installez l’application Mattermost depuis l’App Store ou Google Play. La documentation d’accès détaille la suite. Quand l’application le demande, saisissez l’adresse du serveur et un nom d’affichage pour cette instance. L’adresse doit commencer par http:// ou https://. Identifiez-vous ensuite. Certaines organisations exigent en plus un « secret d’authentification », à saisir dans les options avancées : votre administrateur vous le fournira si nécessaire. L’équipe qui apparaît en premier dans la barre latérale s’ouvre alors. Si vous n’appartenez encore à aucune équipe, l’application vous propose d’en rejoindre une.
L’erreur classique ? Taper l’adresse sans le https://, ou recopier une adresse de page plutôt que celle du serveur. Si la connexion échoue, repartez de l’URL exacte qui fonctionne dans votre navigateur.
Gagner du temps au clavier
Une fois connecté, un raccourci change tout : Ctrl K sous Windows et Linux, ⌘ K sur Mac, ouvre la recherche de canaux. Tapez trois lettres et vous y êtes. Pour voir tous les raccourcis disponibles, appuyez sur Ctrl / (ou ⌘ / sur Mac), ou tapez la commande /shortcuts, comme l’indique la liste officielle.
Questions fréquentes
Peut-on créer un compte Mattermost sans invitation ?
Seulement si l’administrateur de l’instance a ouvert l’inscription. Sinon, il faut une invitation ou un compte de l’organisation.
Où trouver l’adresse du serveur Mattermost ?
Dans l’e-mail d’invitation ou auprès du service informatique de votre organisation. Mattermost ne peut pas vous la fournir.
Mattermost fonctionne-t-il sur Linux ?
Oui. L’application de bureau existe pour Windows, macOS et Linux, et le navigateur fonctionne partout.
Peut-on utiliser plusieurs serveurs Mattermost dans la même application ?
Oui. L’application de bureau et l’application mobile permettent d’ajouter plusieurs serveurs, chacun avec son nom d’affichage.


